Les Abois

Les Abois 

Bois, cire, terre crue,

Structure 210 longueur x 150 largeur 

Elements dimensions variables

« Etre aux abois » c’est être arrivé à un point fatidique, encerclé par les cris et la meute, dans l’attente de la mort. Ici, pas d’aboiements, ni de dernier souffle. Les fusils sont rompus ,on ne sait pas qui est traqué, la chasse n’a pas eu lieu, le trophée est tronqué et le bruit se fait sourd. Il faut donc donner le change.

Les pattes sont à la fois celles d’un chien, d’un fauve, d’une bête chimérique et fictive, pourquoi pas celles d’un monstre. Elles sont d’une part la proie et le prédateur. La cire dont elles sont faites les rends précieuses et fragiles, et leur disposition les fait osciller entre l’objet d’armoiries et le bibelot.

Les fusils, eux, sont à l’image des bâtons que l’on ramasse pour assaillir nos compagnons de jeu. Elément d’un raid plus désarmée qu’autre chose, et dont l’opérativité n’est effective que pour ceux qui veulent y croire. Tout ceci n’est qu’un simulacre, un tableau renversé dont le propos n’est ni à prendre au sérieux, ni à délester de sa gravité.

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